Un coût indécent. Payé par une population qui ne l'a pas demandé, et par des décennies d'impôts spécialement augmentés. La simple candidature coûte des dizaines de millions d’euros.

Des aménagements démesurés. Dans une urbanisation galopante déjà polluée, on crée des dizaines de milliers de lits - hors spectateurs ! – et des infrastructures gigantesques : tunnels, autoroutes, agrandissement d’aéroport. Une mégalopole inhumaine couvrant un besoin limité dans le temps, inutile ensuite.

Un environnement saccagé. Une nature défigurée par le béton abandonné et le matériel pourrissant des dizaines d'années plus tard. Dans la montagne, les canons à neige et les lacs artificiels gaspillent l'eau, perturbent la végétation et la faune, ravagent les paysages. En ville on rase des quartiers pitoresques et culturellement riches, les zones vertes sont confisquées. Une quantité gigantesque d'électricité, de kérosène et autres carburants sont consommés à travers le monde pour rassembler des centaines de milliers de personnes.

Une ville fliquée. L’armée est déployée, la ville est placée sous contrôle policier doublé et se couvre de caméras de surveillance et de systèmes d’identification, ensuite utilisés dans une soi-disant lutte anti-terroriste qui s'avère être une lutte anti-liberté.

Une idéologie répugnante. "Une candidature est une formidable opportunité pour notre ville, une magnifique réponse à la concurrence mondiale en matière de développement sportif, économique et touristique." L'idéal olympique est donc de mettre à genou le reste du monde en toute fraternité, de remplir les poches des chefs d’entreprises, des commerçants, des développeurs touristiques et des marques possédant l'exclusivité de vêtements, de montres et de boissons. L'idéal olympique est corrompu par l’argent et les quelques marques élues toujours identiques. C'est le gouvernement et non le sportif qui finance la machine et la triche nécessaires pour gagner au jeu des règlements des fédérations, afin de terrasser l’adversaire qui n'a pas les moyens de cette guerre mais en a pourtant le mérite. Bref la loi du plus malin et du plus riche.

De Berlin à Pékin, l’idéal olympique s’est toujours accordé à toutes les dictatures, muselant toute objection sous couvert d'idéal sportif. Les Jeux olympiques sont la plus surfaite des institutions, la plus corrompue des organisations d'intimidation existant sur le plan international, exception faite des syndicats de crime organisé.